Le projet de budget pour 2026 apporte des clarifications sur le traitement des plans d’épargne retraite, dans un contexte de recherche d’équilibres financiers et sociaux. Sans bouleverser l’architecture de ces produits, les pouvoirs publics entendent réviser certains paramètres afin de mieux encadrer leur usage et d’élargir l’assiette des contributions.
Des conséquences variables selon les actifs détenus
Les discussions autour du budget 2026 se sont traduites par une série de compromis destinés à limiter les effets récessifs sur la consommation tout en sécurisant les recettes de l’État. Dans ce cadre, les mesures relatives à l’épargne établissent une distinction claire entre le soutien aux investissements productifs et le renforcement de certaines obligations fiscales.
D’un côté, plusieurs mesures profitent aux détenteurs de patrimoine immobilier ou professionnel, à travers des dispositifs recentrés, mais toujours incitatifs pour la détention de long terme et la transmission d’actifs économiques. De l’autre, l’augmentation des prélèvements sociaux, combinée au maintien de mécanismes visant les foyers aux revenus les plus élevés, accentue la pression fiscale pour une partie des contribuables.
Une fiscalité du PER alourdie à la sortie
ATTENTION !
Si le PER demeure le placement préféré des actifs, il perd un peu de sa superbe avec la hausse des contributions sociales à la sortie. Un coup de rabot qui frappe indistinctement les contrats d’assurance et les plans investis sur les marchés financiers.
La fiscalité totale représente désormais près d’un tiers des sommes concernées, combinant un impôt stable et des contributions sociales renforcées, ces dernières ayant sensiblement progressé par rapport aux années précédentes. Le calcul est toutefois modulé par l’origine des versements, la nature du capital et les conditions d’un déblocage anticipé.
Dans les faits, cette adaptation n’affecte pas l’avantage fondamental du dispositif, qui repose sur un décalage dans le temps entre l’effort d’épargne et la taxation effective. L’impact reste donc limité, en particulier pour les stratégies construites sur une durée longue.
Un assouplissement des reports
Le budget 2026 introduit également une limite d’âge (70 ans) au-delà de laquelle les montants versés sur un plan d’épargne retraite ne procurent plus d’avantage lors de la déclaration fiscale. L’objectif est de recentrer le dispositif sur sa fonction première : se constituer des revenus supplémentaires une fois à la retraite.
L’impact de cette restriction restera faible, les versements effectués après le seuil représentant une minorité des flux. En parallèle, l’allongement de la période de report des déductions non consommées à cinq ans permet à ce placement de mieux accompagner les parcours professionnels irréguliers.
À RETENIR...
- Le budget 2026 précise le cadre des plans d’épargne retraite sans en modifier la structure fondamentale.
- Les PER voient leurs cotisations sociales augmenter au moment du retrait, ce qui porte la charge globale proche d’un tiers du capital.
- La déduction fiscale des versements effectués après 70 ans est supprimée.
- La période de report des déductions non utilisées est étendue à cinq ans.
