Vinted, Leboncoin, Airbnb, Blablacar… Les plateformes de l’économie collaborative se sont largement développées ces dernières années, permettant à chacun de générer des revenus complémentaires en vendant, louant ou partageant des biens et services.
Avec l’ouverture de la campagne de déclaration des revenus 2025 (en 2026), une question revient souvent : ces gains doivent-ils être déclarés aux impôts ?
Vinted, Leboncoin : des exonérations… avec quelques exceptions
La revente d’objets entre particuliers (vêtements, meubles, électroménager, voiture…) est devenue courante.
- Bonne nouvelle : dans la majorité des cas, ces ventes sont exonérées d’impôt.
- Les ventes de biens comme une voiture, du mobilier ou de l’électroménager ne sont pas à déclarer, quel que soit le montant.
Le cas particulier des vêtements et accessoires
Pour les ventes réalisées sur des plateformes comme Vinted, deux seuils déclenchent une obligation déclarative via le formulaire DAC7 :
- 30 ventes ou plus dans l’année.
- ou plus de 2 000 € de recettes annuelles.
Ce formulaire, imposé par une directive européenne de 2023, vise à assurer la transparence des revenus. Il ne signifie pas automatiquement une imposition.
En pratique, vous devenez imposable uniquement si vos gains dépassent 5 000 € par an. Dans ce cas, ils relèvent du régime des plus-values sur biens meubles, taxées à 19 %.
À noter : pour les bijoux ou métaux précieux, une fiscalité spécifique s’applique.
Blablacar : rien à déclarer… sauf en cas de gain réel
Le covoiturage reste, dans la grande majorité des cas, non imposable.
Vous n’avez rien à déclarer si les trois conditions suivantes sont respectées :
- le trajet est effectué pour votre propre compte.
- le prix demandé couvre uniquement les frais (carburant, péages…).
- vous conservez une part des frais à votre charge.
En pratique, les plateformes comme Blablacar incitent à fixer des tarifs cohérents avec ces règles.
En revanche, si vous réalisez un bénéfice (c’est-à-dire si les sommes perçues dépassent vos frais), ce gain constitue une plus-value qui doit, en théorie, être déclarée.
Comme pour Vinted, la plateforme transmet vos données au fisc si vous dépassez 2 000 € de recettes ou 30 transactionsdans l’année.
Airbnb, Abritel : des revenus généralement imposables
La location de logement via des plateformes comme Airbnb est considérée comme une activité de location meublée, donc imposable dans la plupart des cas.
Une exception existe :
- si vous louez une partie de votre résidence principale, vous êtes exonéré jusqu’à 760 € de revenus annuels.
Au-delà de ce seuil — rapidement atteint dans les faits — les revenus doivent être déclarés.
Plus largement, toute location réalisée via internet (logement, voiture, matériel…) est en principe soumise à déclaration.
À retenir
- Les plateformes transmettent automatiquement certaines informations à l’administration fiscale.
- Tous les revenus ne sont pas imposables, mais certains doivent être déclarés selon leur nature et leur montant.
- Les règles varient selon qu’il s’agit de vente, de location ou de partage de frais.
En cas de doute, mieux vaut faire le point : une bonne compréhension de ces règles permet d’éviter les erreurs… et les mauvaises surprises.
